28.03.2008

Faut il tout accepter d'un homme habillé en femme ?

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Un soir d’enfance, j’ai volé quelques images à la télévision avant d’entendre le daron nous expédier au pieu. Catherine était en Séverine, dans une calèche. Elle était belle, élégante et surtout attachée à un arbre à recevoir  de la bonne bouse de vache en pleine face. Je ne comprenais pas ce que je voyais mais cette image de pureté souillée est à jamais en moi gravée.

1989, premier « summer of love » des Pays-Bas. J’ai tout juste seize ans et les seules musiques écoutées  sont new beat et acid house. Ma mère arrive finalement à différencier le beat de la house car l’acid lui filant des migraines épouvantables. Mes narines avaient déjà mangé et je n’en pouvais plus, je devais goûter à d’autres plaisirs chimiques. Dans une soirée clandestine perdue dans la campagne néerlandaise, j’ai rencontré Jackie, un homme maquillé comme une femme et portant des talons très hauts. Il me tend un minuscule carré en papier sur lequel figure un smiley. Je le laisse fondre sur ma langue comme conseillé et après un moment, la musique s’arrête pour se mettre à jouer à l’envers et toutes les personnes que je croises

ont des corps de nabots et de très très grosses têtes. Cela me provoque des crises de rire et je reprends mes esprit 20 heures plus tard à table avec ma mère qui ne comprends toujours pas pourquoi je rigole autant en regardant mon assiette. Elle ne pouvait point se douter que la nourriture respirait et me transmettait quelques messages cachés. De loin, même de très loin, le meilleur film de John Waters est Pink Flamingos. Divine, la fabuleuse reine, gagne haut la main le concours de la famille la plus vulgaire en ramassant et bouffant une merde de chien. Un très grand moment de cinéma. Divine, je t’aime encore. Paix à ton âme.

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